Les marchés financiers faisaient beaucoup parler d’eux au début de l’année 2020. Les cours ont fortement baissé, se sont redressés, puis ont chuté à nouveau. C’est ce qu’on appelle la volatilité, un aspect du marché qui peut secouer les nerfs de ceux qui ont l’estomac délicat.
Dans un tel environnement, cela semble alors presque contradictoire que l’on parle d’opportunités, parfois même que l’on encourage certains d’entre vous à enrichir leur portefeuille.
Presque à la limite de la pire chute, le journaliste Neil Irwin a publié dans le journal The New York Times1 un article réfléchi sur les marchés en baisse et volatils, qui permet de mieux comprendre ce que nous voulons dire.
M. Irwin a écrit : « Lorsque la bourse chute aussi bas et aussi vite que depuis ces trois dernières semaines, il est parfaitement naturel d’être terrifié. C’est faire preuve d’un très grand optimisme que de placer des économies durement acquises dans une chose aussi abstraite et éphémère qu’une action ou un fonds négocié en bourse, plutôt que de dépenser pour quelque chose de concret dont on peut profiter immédiatement (…). »
Même si le commentaire de M. Irwin portait sur la baisse des marchés, ses observations sous-jacentes pourraient s’appliquer également aux marchés qui chutent, qui montent, qui retombent, pour ensuite monter de nouveau comme un yo-yo.
- Nous avons tous des craintes profondes par rapport aux pertes soudaines et aux gains qui semblent irrationnels.
- Mais la volatilité est naturelle dans le contexte des marchés financiers. Généralement, vous pouvez en tirer profit en restant investi.
Quand l’optimisme se transforme en peur
Nous avons déjà fait ces observations :
- Les revenus ont tendance à augmenter au fil du temps, à mesure que l’économie mondiale croît.
- Le prix à payer pour obtenir une partie de ces gains peut varier de façon spectaculaire.
- Lorsque la valeur des actifs accumulés diminue soudainement, l’optimisme cède la place à la peur.
- La peur précipite les préjugés et les ventes massives.
M. Irwin poursuit : « Les moments où le sentiment passe de l’optimisme à la peur sont effrayants lorsque la valeur de vos économies diminue. Mais cela signifie aussi que la valeur de vos gains futurs a augmenté. »
Parlons un peu des aspects techniques. Il existe une chose appelée prime de risque sur capitaux propres, qui se définit, peut-être de façon un peu simpliste, comme le rendement supplémentaire que les investisseurs espèrent obtenir à long terme en investissant dans un panier d’actions diversifié.
Kerry Pechter a écrit dans Forbes2 : « Depuis la Grande Dépression, les actions offrent en général une prime de risque moyenne (ou prime de risque sur actions) attrayante. C’est pourquoi les gens les achètent et les conservent longtemps, même si les actions sont plus risquées (plus sujettes aux fluctuations de prix à court terme) que les obligations. »
En résumé, vous obtenez des rendements à long terme plus élevés en contrepartie de votre tolérance à la volatilité.
Comme le dit M. Irwin : « Le fait que les actions soient exceptionnellement volatiles en ce moment ne constitue pas un problème pour les placements en actions, c’est plutôt un aspect positif! »
Par-dessus tout, les gestionnaires de portefeuille expérimentés adapteront leur stratégie pour maintenir le risque à un niveau tolérable en diversifiant les classes d’actifs et en sélectionnant soigneusement chaque placement. Sachez que pour constituer un bon portefeuille, il ne suffit pas d’acheter à bas prix des actions qui ont enregistré de bons résultats par le passé. Dans les prochains articles, nous parlerons en détail de la complexité de ce processus.
Mais une chose est sûre, il existe des opportunités en période de volatilité. Alors, lorsque les marchés sont marqués par des fluctuations, saisissez l’occasion d’en tirer profit en restant investi et en continuant de penser à long terme.


