Avez-vous la fougue du taureau?

Depuis près de 4 000 jours, nous connaissons ce qu’on appelle l’un des plus long « bull market » – ou marché haussier – de l’histoire. Et comme les conditions actuelles du marché semblent changer, tout le monde se demande si la tendance haussière a terminé sa course. Sommes-nous en train d’entrer dans un marché baissier?

Dans le monde des négociateurs en bourse, les termes anglais « bull market » (qui se traduirait littéralement par « marché taureau ») et « bear market » (qui se traduirait littéralement par « marché ours ») sont largement utilisés pour décrire respectivement un marché haussier et un marché baissier :

  • Un « bull market » ou marché haussier, se définit par une hausse de 20 % d’un indice boursier par rapport à son point le plus bas. Il marque une période d’optimisme prolongé et de hausse de prix.
  • Un « bear market » ou marché baissier, se définit par une baisse de 20 % d’un indice boursier par rapport à son point le plus haut. Il marque une période de pessimisme prolongé et de chute de prix.

De même, on peut qualifier les tendances et les actions comme étant « haussières » et « baissières ». Alors, d’où viennent ces termes et qu’est-ce qu’ils signifient vraiment?

Merriam-Webster

Selon le Merriam-Webster1 : « Dans le jargon des négociateurs boursier, un taureau [bull] est une personne qui achète soit des titres ou des marchandises dans l’espoir qu’il y ait une hausse, ou une personne dont les activités provoquent une telle hausse des prix. Par opposition, un ours [bear] est une personne qui vend des titres ou des marchandises dans l’espoir de voir une baisse des prix. »

Bref contexte historique

Nous avons récemment lu un article fascinant dans le Wall Street Journal, écrit par le chroniqueur financier Jason Zweig2. Au cours de son analyse du phénomène des marchés haussiers et baissiers, Zweig a expliqué que ces termes ont commencé à être utilisés dans le contexte des marchés en Grande-Bretagne, au début du 18e siècle.

À l’origine, le terme « bull » définissait un acheteur avide. Quant au terme « bear », il vient de l’expression « vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Selon M. Zweig, c’est « une métaphore appropriée pour une vente à découvert ». Une vente à découvert est une transaction où un investisseur profite de la chute d’un titre. D’après une autre hypothèse, ces termes proviendraient de la méthode d’attaque de chaque animal : un taureau baisse la tête et utilise ses cornes pour pousser vers le haut tandis qu’un ours fait un mouvement vers le bas.

Des termes simples peuvent créer une prophétie autoréalisatrice

M. Zweig poursuit en soulignant que personne ne sait vraiment qui a proposé un taux de 20 % pour définir les marchés haussiers et baissiers et il fait remarquer que ce seuil de 20 % semble s’être établi après les années 1990.

Bien que l’origine les termes « bull market » et « bear market » puisse être arbitraire, ceux-ci décrivent des conditions de marché bien précises. Comme M. Zweig le fait judicieusement remarquer : « Il faut aussi tenir compte du fait que ces termes peuvent créer une prophétie autoréalisatrice ».

Par exemple, entre le 20 septembre et le 24 décembre 2018, le S&P 500 a chuté de 19,78 %. Il ne manquait plus que 0,22 % pour que les manchettes financières crient « Les actions entrent en territoire baissier! ». Cela aurait pu facilement mener à une liquidation, ce qui aurait accentué le déclin. « Au lieu de cela, écrit Zweig, la chute de 19,78 % a permis au marché de marquer calmement une pause et, en fin de compte, de reprendre sa hausse en 2019. »

Cela soulève un point important au sujet de la psychologie de l’investisseur. Le simple fait de qualifier collectivement une période particulière de « bull market » (marché haussier) ou de « bear market » (marché baissier) peut déclencher ce même comportement ou phénomène sur le marché.

Les forces et l’intégrité fondamentales inhérentes à toute situation financière exigent un examen attentif et souvent quantifiable. Mais l’orientation du marché influe également sur les décisions d’investissement. Les professionnels chevronnés de la gestion de patrimoine sont parfaitement conscients de l’importance et de la portée d’un sentiment moins quantifiable sur le marché.

Ainsi, bien que nous ayons toujours été défavorables à la distraction causée par le tapage médiatique entourant les marchés financiers, il est possible que ce même bruit médiatique indique un changement des mentalités.

Nous demeurons attentifs.


1https://www.merriam-webster.com/words-at-play/the-origins-of-the-bear-and-bull-in-the-stock-market
2https://www.wsj.com/articles/where-did-this-bull-market-come-from-anyway-11564766200

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