La propriété est souvent présentée comme un investissement à toute épreuve, quelque chose qui prendra de la valeur « quoi qu’il arrive ». Bien que cela ne soit pas garanti, il est vrai que la valeur des propriétés au Canada a constamment augmenté depuis des décennies1 (parfois de façon importante, comme c’est le cas à Toronto ou à Vancouver2). Certains se demanderont alors comment l’immobilier se compare aux valeurs mobilières quant au potentiel d’investissement à long terme. Aujourd’hui, nous examinerons comment ces deux options se sont comportées dans le passé au Canada et ce que cela signifie pour les investisseurs.
Investir dans l’immobilier
Il y a plusieurs raisons de posséder une propriété : comme résidence principale, comme résidence secondaire ou comme immeuble de placement qui génère un revenu sous forme de location à court ou à long terme. De nombreux Canadiens ont choisi de devenir propriétaires bailleurs, 26 % d’entre eux, en fait, dont les deux tiers possèdent plus d’une propriété à revenu. Les Canadiens sont également de grands amateurs de chalets, et aiment profiter des Laurentides, de la pittoresque région de Muskoka en Ontario ainsi que d’autres régions des plus intéressantes3. En moyenne, le gain annuel sur une propriété canadienne a été de 5,4 % (selon les données des années 2004 à 2013)4.
Investir dans des valeurs mobilières
Lorsqu’un investisseur examine son portefeuille, il constate des hauts et des bas, c’est-à-dire les fluctuations naturelles lorsque les marchés changent en fonction de divers facteurs sociaux, politiques et économiques. Cela dit, un portefeuille bien équilibré prendra de la valeur avec le temps. Comme l’a dit un rédacteur financier, « les difficultés à court terme et les gains de placement à long terme vont toujours de pair5 ». Dans une optique assez large, l’étude Global Investment Returns Yearbook 2017 de Credit Suisse a enregistré un rendement annuel moyen réel de 5,1 % calculé en fonction de données prises sur une longue période allant de 1900 à 2016. À titre de comparaison, les obligations ont obtenu un rendement moyen de 1,8 %, et les bons du Trésor ont progressé en moyenne de 0,8 % par année. Si votre portefeuille était composé à 40 % d’obligations et à 60 % d’actions, le rendement annuel prévu serait d’un peu moins de 6 %. À elles seules, les actions ont progressé, en moyenne, d’environ 7 % par année. Il est clair que les valeurs mobilières ont affiché un rendement supérieur à celui de l’immobilier lorsqu’on les compare de manière générale.
L’essentiel
Des difficultés comme la récession de 2008 peuvent donner l’impression que les actions ne constituent pas un investissement fiable à long terme, cependant, les chiffres montrent clairement que ce n’est pas le cas. Bien que le fait de posséder une propriété puisse s’avérer un investissement intéressant, cela s’accompagne de frais d’entretien et, d’un point de vue purement financier, les placements demeurent la stratégie à long terme la plus lucrative. Selon la situation particulière d’un investisseur, il peut être sage de posséder une ou plusieurs propriétés, voire aucune, mais les valeurs mobilières devraient toujours jouer un rôle dans le plan de gestion de son patrimoine. Pour des services personnalisés de gestion du patrimoine, nous vous invitons à communiquer avec notre équipe, nous nous ferons un plaisir de vous conseiller.
1 https://www.cbc.ca/news/business/april-house-prices-1.4663359
2 https://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/housing-costs-vancouver-toronto-angus-reid-poll-1.4798828
3 https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/personal-finance/nothing-beats-the-cottage-lifestyle/article1372017/
4 https://www.theglobeandmail.com/real-estate/mortgages-and-rates/renters-make-for-wealthier-investors/article17834799/
5 https://www.theglobeandmail.com/globe-investor/investment-ideas/balanced-is-best-never-doubt-long-term-portfolio-gains/article21153453/


