Les biais en période de stress

Dans nos précédents articles, nous avons souvent parlé de l’économie comportementale et la manière dont les biais peuvent nous amener à prendre des décisions irrationnelles. La plupart d’entre nous sont d’accord pour dire que la pandémie de COVID-19 a poussé de nombreux investisseurs à adopter des comportements extrêmes. C’est donc une excellente occasion de mettre ces préjugés en évidence et de proposer certains moyens de les neutraliser.

Qu’est-ce qu’un biais?

Avant d’aller plus loin, examinons un peu le contexte. Nous souffrons tous de biais. La plupart d’entre nous portent des jugements, fondés sur nos préjugés respectifs, sur les personnes, les possibilités, les politiques gouvernementales et, bien sûr, les marchés.

Selon la Fondation Interaction Design1, les biais cognitifs « mènent à des jugements et des décisions qui s’échappent à l’objectivité rationnelle ». Un exemple classique est le biais de confirmation, qui nous amène à rechercher les informations qui viendront confirmer l’opinion que l’on s’est déjà faite.

Les biais émotionnels sont généralement plus viscéraux que les cognitifs. Ce sont les sentiments plutôt que les faits qui dominent. Un exemple est l’aversion aux pertes, qui est la tendance à préférer éviter les pertes plutôt que d’acquérir des gains équivalents : il est préférable ne pas perdre 5 $ que de trouver 5 $. L’expression bien connue dans le monde de l’investissement « Réduisez vos pertes et laissez croître vos profits » est un excellent antidote rationnel à ce syndrome.

La crise est un terrain idéal pour les biais

Il n’y a aucun moyen d’éliminer complètement les biais. Il s’agit d’un problème existentiel profondément ancré, mais il est possible de mieux le gérer.

Prenons par exemple le biais de la connaissance. Pendant la crise de la COVID-19, la tendance à privilégier ce que nous connaissons a incité de nombreux investisseurs canadiens à détenir un nombre disproportionné d’actions canadiennes dans leur portefeuille, laissant ainsi échapper des occasions d’investissement aux États-Unis et à l’étranger, où les économies sont plus diversifiées. Un autre préjugé qui a perduré pendant la crise est le comportement grégaire, c’est-à-dire le phénomène par lequel les investisseurs suivent ce qu’ils pensent que font les autres investisseurs, au lieu de fonder leurs décisions sur des recherches solides et des analyses indépendantes. Les exemples sont nombreux : vente de panique, achat en panique, et même le cas de la pénurie de papier toilette… Souvent, de nombreuses sources reproduisent une opinion émise à partir d’un seul élément, ce qui amplifie ses effets et crée la panique.

Le biais de disponibilité est semblable. Nous nous appuyons sur nos expériences les plus récentes, en les utilisant comme des raccourcis mentaux. Lors de la crise COVID-19, certaines personnes se sont détournées du secteur technologique à cause d’un sentiment de méfiance issu de la bulle technologique de 2000. Ce préjugé aurait pu être évité par une analyse des circonstances uniques qui façonnent la crise actuelle et l’évolution du monde depuis les dernières récessions.

Comme l’a souligné Nader dans une récente entrevue accordée à AssetTV Canada, il est bon de remettre en question nos premières impulsions : « Nous aimons avoir un point de vue contraire. Nous testons toujours les nouvelles idées et nous nous assurons qu’elles correspondent à notre vision et à notre philosophie à long terme. » Au sein du Groupe TWM, nous avons tendance à privilégier également la diversification sectorielle et industrielle, plutôt que la diversification par pays, afin d’éviter le risque de biais de la connaissance.

Le rôle de notre Comité d’investissement

Nous pourrions citer bien d’autres exemples illustrant les effets de nombreux types de biais lors de la crise récente. Même le meilleur et le plus impartial des professionnels de l’investissement n’y échappe pas totalement, mais le fait de disposer d’un solide processus et de comprendre la véritable valeur de ce que nous possédons contribue à limiter la tentation de céder à nos émotions.

Notre comité d’investissement du Groupe TWM nous ramène à un mode de pensée systémique, qui comporte un nombre inestimable de contrôles et de vérifications, et qui s’avère très payant à long terme.

Notre comité d’investissement est un groupe de penseurs tenaces en matière d’investissement qui mesurent la valeur de nos idées par rapport aux exigences strictes de la raison plutôt que par rapport à la fantaisie passagère de l’émotion. Comme le souligne Nader dans son entrevue, une de ses principales fonctions est de « nous protéger de nous-mêmes ». Cela est particulièrement vrai en période de stress, lorsque les risques d’être pris au dépourvu par nos biais sont les plus élevés.

Limiter les préjugés en matière d’investissement

La connaissance de soi est essentielle au succès de nos placements. Notre équipe est persuadée que nos comportements peuvent influencer le rendement de nos investissements, plus encore que le choix de ceux-ci. Dans les prochains articles, nous aborderons d’autres biais chez les investisseurs tels que l’effet de disposition, le biais de rétrospection, l’auto-attribution et la recherche des tendances.

Les techniques que nous appliquons visent à garantir que nos idées correspondent à notre vision à long terme, à notre philosophie et à nos valeurs.

Comment éviter de nous faire influencer par nos biais en situation de stress


1https://www.interaction-design.org/literature/topics/cognitive-biases

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