L’assurance comme outil de gestion du risque

2017-06-01

Dans les stratégies de planification financière, l’assurance intervient en général comme une protection contre le risque de perte financière éventuelle. C’est effectivement une façon très avisée d’utiliser l’assurance. Cependant, il existe d’autres produits novateurs pouvant également servir à protéger la valeur des actifs de l’investisseur d’une manière fiscalement rentable et à lui garantir les sommes suffisantes pour couvrir les frais relatifs aux soins de santé qui accompagnent le vieillissement.

Protection du revenu

L’assurance peut jouer un rôle capital dans la planification financière, et ce, à un stade plus précoce de la vie qu’on pourrait le croire. Vous travaillez d’arrachepied pour gagner un revenu qui vous permettra de pourvoir à l’instruction de vos enfants, de vous constituer un solide portefeuille de placements et de vous procurer le style de vie dont vous avez envie. Mais si la source de ce revenu se tarissait soudain?

Tout investisseur ayant une famille ou d’autres personnes à charge devrait à tout le moins se munir d’une assurance-vie temporaire. Ce type d’assurance protège votre famille contre la perte de revenu au cours des années qui suivent le décès et contre le risque de difficultés financières. L’assurance-vie temporaire est très abordable, surtout quand on est jeune.

Par ailleurs, avant 65 ans, le risque d’invalidité à long terme est supérieur au risque de décès. Les polices d’assurance-invalidité prévoient le versement d’une prestation mensuelle qui remplace une partie du revenu perdu, en fonction du degré de couverture choisi, à condition que les critères définissant l’invalidité selon la police soient remplis. Un délai de carence de 30 jours à deux ans intervient normalement avant le début des versements, qui peuvent s’échelonner sur des périodes de deux ans, cinq ans, dix ans ou jusqu’à 65 ans.

Nombre de gens sont couverts par l’assurance collective de leur employeur; il convient cependant de souligner certaines limites des polices d’assurance-invalidité ainsi offertes :

  • C’est l’employeur qui parraine le régime; il peut l’annuler ou le modifier à sa guise.
  • La couverture prend généralement fin quand l’employé quitte son emploi.
  • L’invalidité est généralement définie en fonction de l’« occupation normale » – c’est-à-dire l’incapacité à effectuer les tâches propres à votre poste – pour une courte période (de un à deux ans), après quoi elle devient définie en fonction de « toute occupation » – c’est-à-dire l’incapacité à effectuer les tâches de n’importe quel emploi pour lequel votre formation vous qualifie. Cette restriction peut vous empêcher de présenter une demande d’indemnité et vous forcer à occuper un emploi qui ne vous convient pas.
  • Les prestations sont parfois plafonnées.
  • Si c’est l’employeur qui paie les primes, les prestations sont imposables, à moins que les primes soient considérées comme un avantage imposable pour l’employé, ce qui exonère alors les prestations.

Si vous êtes déjà couvert par une assurance-invalidité collective, vous devriez peut-être envisager de la compléter par une police d’assurance individuelle.

Protection de l’actif contre les impôts

Les efforts considérables que vous déployez pour élaborer un plan financier et constituer un portefeuille de placements méritent que vous vous protégiez des impôts. Une stratégie à cet effet devient particulièrement importante dans le cas des placements enregistrés comme les REÉR et les FERR, qui sont imposables en entier au décès du conjoint survivant. La question de l’imposition ne vise pas seulement vos actifs pour la retraite; d’autres placements ou biens de valeur – le chalet familial, par exemple – peuvent être soumis à l’impôt sur les gains en capital.

Le produit d’une police d’assurance est à l’abri de l’impôt. L’indemnité prévue est versée dès le décès et fournit les fonds nécessaires pour payer les impôts exigibles. Sans une telle assurance, les héritiers doivent parfois envisager de vendre les actifs de la succession ou d’emprunter les fonds nécessaires pour payer les impôts exigés.

Transfert des avoirs à l’abri de l’impôt

Une fois que vous avez établi un plan financier qui assure la protection de votre revenu et tient compte de vos objectifs de placements, il peut être sage de songer à protéger de l’impôt une partie de vos avoirs. Une police d’assurance exonérée d’impôt peut vous permettre d’optimiser la valeur de votre succession et de vos avoirs à votre décès, l’accumulation de vos avoirs se faisant alors à l’intérieur d’un contrat, à l’abri d’une imposition annuelle. Une partie de la prime d’assurance sert à payer les frais d’assurance, et le reste est investi, ce qui permet la croissance du produit d’assurance au fil des ans. Bien que l’assurance-vie exonérée d’impôt partage certaines caractéristiques avec d’autres types de placements, elle seule réunit les avantages suivants :

  • Croissance avec imposition reportée, comme un placement enregistré;
  • Possibilité de revenu de retraite exonéré d’impôt;
  • prestation de décès exonérée d’impôt.

Coût de la longévité

De nombreuses personnes prennent leur retraite plus tôt. Par ailleurs, on vit plus longtemps que les générations précédentes. La perspective d’une retraite prolongée est séduisante si vous pensez à tout ce que vous avez envie de faire et d’accomplir, mais plus la retraite est longue, plus le risque est grand que vous ayez besoin, à un moment donné, d’importantes ressources financières pour couvrir vos soins de santé et maintenir votre qualité de vie. Heureusement, deux produits d’assurance peuvent vous y aider.

  • L’assurance contre les maladies graves peut vous verser une somme forfaitaire non imposable si vous êtes atteint d’un problème de santé couvert – crise cardiaque, accident cérébrovasculaire, cancer ou autre. Les primes sont raisonnables et ce type d’assurance peut s’avérer très précieux en cas de maladie grave.
  • Pour sa part, l’assurance soins de longue durée vise expressément les coûts associés à la prestation de soins, à domicile ou dans un établissement. Au Canada, le coût des soins de santé de longue durée en établissement se situe entre 15 000 $ et 65 000 $ par année, et la part assumée par les gouvernements se fait de plus en plus modeste. Une assurance soins de longue durée peut vous garantir des soins de qualité sans en faire peser le poids sur les membres de votre famille.

Réduction du risque

Bien que le risque soit indissociable des placements et fasse partie de la vie, vous pouvez le limiter au moyen de produits d’assurance intégrés directement à votre plan financier, qui vous permettront de protéger votre revenu, de diminuer vos impôts, de préserver vos avoirs et de vous prévaloir de soins de santé appropriés.