Catalyst 137, IdO, et l’AI

2016-12-06

Montréal est sur le point de mettre fin à l’exode des cerveaux qui a fait en sorte que plusieurs de nos plus brillants chercheurs sont allés trouver du travail ailleurs. Et il semblerait, en tant que nation, que nous sommes prêts à attirer de grandes sociétés ainsi que des entreprises en démarrage; il sera intéressant d’observer si des perspectives d’investissement se présenteront.

Catalyst 137, un projet de 55 millions de dollars dont la date d’inauguration est prévue en 2017 : il s’agit d’un complexe de 475 000 pieds carrés qui deviendra « le plus grand espace de l’Internet des objets au monde », et il sera situé tout près d’ici, chez nos voisins du sud, à Waterloo en Ontario. Qu’est-ce que « l’Internet des objets (IdO)? » Voici une explication simple tirée de Wikipedia.org.

IdO est un acronyme pour Internet des objets

Alors qu’Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l’Internet des objets (IdO) connectés représente les échanges d’informations et de données provenant de dispositifs présents dans le monde réel vers le réseau Internet. Ces objets peuvent comprendre des dispositifs informatiques et mécaniques, des appareils numériques, des objets, des animaux ou des gens interdépendants ayant la capacité de transmettre des données vers un réseau sans que soit nécessaire une interaction humain à humain ou humain à ordinateur (pensez aux téléviseurs, aux ampoules ou aux compteurs intelligents, etc.). C’est l’objectif de l’intelligence artificielle (IA) et comme cela fait son chemin dans le domaine public, Montréal se positionne pour devenir un des chefs de file de l’IA.

Yoshua Bengio, professeur à l’Université de Montréal et directeur de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA) dit que « l’intelligence artificielle s’étendra bientôt à pratiquement tous les secteurs économiques ; en ce moment ce n’est que la pointe de l’iceberg. » Bengio indique que l’institut a suscité l’intérêt de « la plupart des principales sociétés de technologie de l’information », dont certaines ont accordé leur appui financier. Maintenant, le géant technologique Google intervient en investissant 4,5 millions de dollars pendant trois ans pour appuyer les recherches de MILA, et en créant son propre groupe de recherche au bureau de Google Montréal.

Ceci fait suite à l’annonce du gouvernement canadien concernant un investissement de plus de 200 millions de dollars dans trois universités montréalaises. (Notre blogue : Montréal, la prochaine capitale mondiale de la technologie!?)

Shibl Mourad, directeur de Google Montréal, indique que la société souhaite aider la ville a devenir un « super pôle de connaissances » en matière d’intelligence artificielle qui attirera les grands investisseurs, les jeunes entreprises en plein essor et les chercheurs. Il dit que tout le mérite revient à Yoshua Bengio et à ses collègues de l’Université de Montréal dont les recherches de la dernière décennie ont permis à la ville d’avoir une longueur d’avance sur ses concurrentes.

Le champ d’application? Bengio prédit des percées importantes en ce qui a trait aux programmes de traduction, à l’aide personnelle, aux caméras « intelligentes » et aux voitures sans conducteur, ainsi que de nombreuses applications dans le secteur médical.

Les techniciens qui souhaitent en savoir plus peuvent consulter le site Web de Catalyst 137 au http://catalyst-137.com ainsi que celui de l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA) au https://mila.umontreal.ca/.